Meeting around coffee

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Meeting around coffee

Message  Admin le Sam 31 Mar - 16:53

Lorsque l'avocat se mit à parler de sa petite sœur, sa voix devint plus chaleureuse que jamais. Il paraissait vraiment tenir à elle comme à la prunelle de ses yeux. Il la décrivait avec tendresse, et avec beaucoup de fierté. Apparemment, aborder le sujet lui était fort agréable, si bien que la serveuse prit une gorgée de café avant de reposer sa tasse. Ainsi elle pu mettre ses mains en-dessous de sa tête, pour écouter le compteur plus confortablement. Ses yeux gris souris pétillait comme ceux d'un enfant à qui on racontait un conte de fée, et la jeune femme n'en perdait pas une miette. « Ma Roxie est... ma huitième merveille du monde. » C'était un merveilleux début qui promettait une suite exquise, Roxane ne se permit donc pas d'interrompre le récit. « C’est une jeune femme vraiment douce et gentille, d’une générosité hors du commun. Pour ça, elle tient de notre mère... Elle a aussi ce caractère de chien mouillé quand elle s’y met, mais dans le fond, elle est adorable. » Après cette dernière phrase, la brunette ne pu retenir un sourire amusé. « Je crois bien que la gentillesse et générosité son de famille. » Cela s'avérait même une évidence à vrai dire. La douceur de la petite sœur se retrouvait clairement sur le grand frère, la mère de ces deux personnes avait donc réussit leur éducation de main de maitre. Aussi la demoiselle fut un peu envieuse face à cet amour qui résonnait au sein de cette famille. Bien qu'elle n'en savait rien sur le père, la belle déduit très vite qu'il ne devait pas être moins agréable que tout ce beau monde. Mais elle ne fit aucune réflexion, car elle jugeait que cela était trop indiscret. Après tout, ce n'était qu'un échange avec un client, ça n'irait pas plus loin. « Elle est la lune et le soleil. » affirma t-il avec un regard plein de douceur. Roxane décela dans ce dernier, une reconnaissance infinie. La petite sœur avait donc bien plus d'importance qu'on ne le croirait au premier abord. Est-ce cela d'avoir un frère ou une sœur ? C'est un être qui représente tout pour vous, au même titre que des êtres chers, sinon plus... La brunette se posait tant de question à ce sujet, car mise part sa chère et tendres gouvernant, jamais elle n'avait aimé quelqu'un de la sorte. Jamais elle n'avait eu tant d'espoir et de confiance à l'égard d'un être humain. Pour elle, les hommes ne pouvaient être parfait, on ne pouvait donc point leur vouer une intention. Et pourtant, l'individu était sûr de lui lorsqu'il faisait les éloge de sa petite sœur. « Mais bon, il est évident que je ne suis pas très objectif quand je parle d’elle... même si pour moi, toutes ces affirmations sont vrais. » Finit-il par dire avec conviction.

Roxane était partit dans de sévères réflexions. Elle se retraçait son passé en tête dans l'espoir de trouver un sentiment qui pouvait imager ce que lui racontait son interlocuteur. Mais rien n'y faisait. Elle n'avait connu ses cousins qu'au travers de dîners officiels, son caractère social l'avait ouverte aux autres mais elle demeurait seule la plupart du temps car la belle ne faisait confiance à personne. Elle avait eu des connaissances, des camarades ou des contacts, mais aussi loin qu'elle ne s'en souvienne, la demoiselle n'avait pas d'ami(e) qu'elle aurait pu aimer comme un frère ou une sœur. Si bien qu'elle ne pu s'empêcher de soupirer avant de répondre. « Je l'envie votre petite sœur, car elle a vraiment de la chance d'avoir une personne comme vous auprès d'elle. » Sa voix était chaude, mais un arrière goût de tristesse profonde se faisait tout même entendre. « Si je m'en tiens à vos dires, je pense que vous êtes pour elle aussi une étoile qui brille dans la nuit, et un réconfort à part entière. » Elle essaya de sourire gaiement mais celui-ci fut ternit par une peine qu'elle ne savait cacher tant elle était grande. Lorsqu'elle pensait à la famille, Roxane n'était plus qu'une enfant abandonnée par ses parents dès l'instant où ils jugèrent plus important un diner d'affaire qu'une réunion de parents d'élèves. « Je suis désolée... » murmura t-elle morte de honte. Elle ne supportait pas que ses sentiments prennent le dessus sur ses pensées, car elle savait que dans le monde dans lequel elle vivait, seule l'indifférence était nécessaire. La serveuse respira un bon coup et prit un gorgée de café. « Je dois vous paraître bien pitoyable ! » lança t-elle dans un rire faux. Mais elle ne pu en dire plus car bientôt, le patron du bar la rappela à l'ordre. « Shakespeare, je ne te paie pas pour bavarder ma grande ! » Son ton était loin d'être méchant, mais il était sévère et sans appel. « Il a raison, cela fait maintenant plus d'un quart d'heure

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