Sous le soleil de San Francisco ~ Drake

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sous le soleil de San Francisco ~ Drake

Message  Admin le Lun 6 Fév - 12:45


Le soleil était déjà haut dans le ciel bleu, sans aucun nuage à l'horizon pour gâcher se temps radieux. Pourtant, la température n'était pas celle que l'on aurait pu croire, car l''hiver se mêlait à la foule d'une brise glacée. Les arbres étaient nus, les degrés en baissent, mais cela n'arrêtait pas la vie des citadins. Telle une ruche pleine d'ouvrières, San Francisco renfermait à cette heure des milliers d'habitants en action. Les fêtes de fin d'année n'étant pas terminées, on se bousculait encore dans les magasins pour faire ses courses ou s'acheter une robe de soirée. Alors que noël venait de passer, on préparait déjà le nouvel an avec excitation. Tandis que les étudiants ne faisaient pas exception à la règle, la jeune blondinette décida de s'isoler un peu. Toutes ses réjouissances lui donnaient presque la nausée, car elles lui rappelaient sa famille et surtout sa mère. Bien que la demoiselle ne l'ait pas connu très longtemps, le souvenir maternelle restait gravée en elle comme une marque indélébile. Gabrielle choisit donc d'aller se balader seule dans cette ville agitée. Les vitrines des magasins brillaient de mille et une guirlandes, les rues bondées de piétons et d'automobilistes en tout genre étaient presque impraticables. La belle anglaise avait horreur de la foule, mais elle s'y trouva mêlée -elle ne sut comment- et dû suivre le mouvement pour éviter de tomber. Autour d'elle, les gens traçaient leur chemin sans se préoccuper des autres. Tous regardaient devant eux, et marchaient d'un pas rapide comme des robots pour rejoindre on-ne-sait quelle destination. La jeune femme se fit écraser les pieds à multiples reprises, bousculer avec des sacs ou des épaules, poussée sur la route, collée contre d'autres passants, et trimballée sur une bonne partie de la ville. Au début, elle fut tellement absorbée par ses pensées qu'elle ne réagis pas. Mais au faire et à mesure que la foule s'entre-choquait à ses dépends, une colère et une lassitude intense montèrent en elle. Lorsque tout à coup, l'étudiante fut attirée par une forte odeur de sucré qui réveilla en son fort intérieur un instinct de prédateur. Elle tourna alors les talons aux boulevards bruyants et s'engouffra dans une petite ruelle vide. Cette dernière débouchait sur un monde tout autre... Scintillant de rires d'enfants, pétillant de joie et de bonne humeur, cet endroit était malgré le froid de l'hiver, remplit de chaleur humaine. Des machines multicolores tournaient sans s'arrêter, des musiques se mélangeaient les unes aux autres dans un rythme cohérent, et une odeur délectable de sucreries parcourait l'ensemble de l'immense place. Bientôt, Gabrielle se retrouva devant une entrée toute dorée, où une énorme bannière énonçait le mot Fête Foraine de Nob-Hill. Ces yeux couleur noisette s'illuminèrent tandis qu'elle entrait au milieu des jeux. Il y avait peu de monde par apport à ce qu'elle aurait cru, mais cela ne la dérangeait point, bien au contraire. La blondinette commença alors à suivre l'odeur l'avait attirée ici, et qui s'intensifiait à chaque pas que la belle faisait. C'est ainsi qu'elle arriva devant un petit stand orange, derrière lequel se tenait un vieil homme souriant portant une chemise à carreau et un chapeau de cow-boy. Il paraissait être confiseur depuis un moment déjà car il repéra très vite l'expression enfantine et délicieuse qui se lisait sur le visage de l'étudiante. « Bien le bonjour mademoiselle ! Vous désirez quelque chose peut être, ou vous hésitez encore ? » Les yeux de Gabrielle se mirent à pétiller lorsqu'elle ouvrit la bouche pour répondre d'une voix mélodieuse : « Bonjour, une barbapapa s'il vous plait. »

Cette couleur rose bonbon, ce goût sucré, cette forme de nuage et enfin cette texture magique qui fond puis disparaît sur votre palais. Depuis toujours c'était le pêcher mignon de l'anglaise, qui tenait cela de sa mère. Lorsqu'elles marchaient toutes les deux dans les rues de Paris, elles s'arrêtaient souvent devant l'Hôtel de Ville pour faire un tour de manège ou du patin à glace et manger une barbapapa ensemble. Bien que la petite fille était désormais une magnifique jeune femme, cette dernière se replongea dans le passé au goût de la friandise. Elle trouva un banc un peu isolé des jeux mécaniques, où elle s'assit les yeux dans le vague. Gabrielle était comme absente. Loin de l'Amérique, elle était retournée à ces racines française, au beau milieu de la capitale. Elle n'y était pas retourné depuis la mort sa mère qu'elle aimait tant, ses souvenirs étaient donc assez flous, mais l'amour maternelle n'avait jamais quitté la demoiselle. Ce sentiments de vide qu'elle connaissait si bien refit alors surface, accompagné de nostalgie et d'une pointe de tristesse il s'empara de la blondinette sans que San Francisco s'en aperçoive. Le soleil américain illuminait la jeune femme comme pour la réveiller, mais il était trop tard, elle s'était déjà perdu au fin fond de l'Europe.
avatar
Admin
Admin

Messages : 314
Date d'inscription : 04/07/2009

http://rayon-de-soleil.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sous le soleil de San Francisco ~ Drake

Message  Admin le Lun 6 Fév - 12:45

Drake Robert Macpherson a écrit:
Quand rien ne va, c'est tout simplement la merde.


Aujourd'hui, peut importe le jour ou le mois de l'année, ce qui nous importait c'était qu'il fasse soleil, et beau en même temps. Et c'est tout ce qu'il nous fallait pour affronter la dureté glaciale de ce mois de février. Juste pour faire semblant que tout va mieux, et ça suffisait à certains pour passer à l'acte. En ce qui le concerne, Drake n'a jamais eu recours à l'état de son humeur pour agir, il n'a pas vraiment ce luxe de disposer quand bon lui semble le moment adéquat pour se jeter à l'eau. Dans sa situation s'il attend il coule, alors il se remue comme il peut pour rester à la surface même si il n'a jamais connu pas sa destination. Et c'est peut-être justement ça qui lui permet de se tenir encore debout, ne pas se poser de questions, foncer et s'adapter, mais surtout, toujours penser qu'il y a quelque chose, une vie plus tard qui l'attend. On a beau se dire ce que l'on veut, nous sommes tous attirés par ce que nous ne connaissons pas, ce qui nous échappe. Il sait qu'il cours après elle, même si il ne la voit pas. Juste pour info, Drake organise ses fins de journées selon quelques petits jobs, entre autre coursier ou chauffeur, normal qu'il ait l'impression que sa vie soit une bonne blague...

Quoi qu'il en soit, notre jeune homme est de service au moment où je vous parle, et rien de bien prometteur ne semble se dégageait de la situation dans laquelle il se trouve. Sortie en trombe d'un immeuble, en intense conversation téléphonique, la scène se donnait à peu près ce ton-ci «  Oui, oui, oui je comprends Bruno. Mais oui je sais tout ça, oui, oui je sais. Mais Pourquoi? Pourquoi c'est moi qui m'en occupe? Là, là maintenant? A ce moment précis? Non jl'ai pas. Mais je peux t'expliquer ce qui c'est passé! Attend, attend on peut toujours s'arranger, je connais un tas de type qui pourrait... Quoi? Mais non pas du tout, je connais le sujet, je maitrise la situation, attends tu sais quoi donne moi 3 heures Bruno, tu entends donnes moi, juste 3 heures et … CONNARD! … Oui, quoi? Non non ce n'était à toi. Quoi? Allo? Allo? … Putain, fais chier, meerde! » Déboulant comme une boule de nerf trop préoccupé sur ce qui se passait avec son interlocuteur qu'il faillit renverser 3 fois un groupe de septuagénaires traversant la route, se prendre à 3 reprises un camion, un vanne et un vélo, mais réussit à faire tomber la barbe à papa d'un gamin de 8 ans sans oublier de piétiner dessus, se prendre des poubelles et les renverser, bousculer les passants jusqu'à finir par rejoindre une allée plutôt tranquille où gravitaient des enfants autour des aires de jeux, où il finit d'ailleurs par raccrocher, frustré de ne pas voir pu obtenir ce qu'il voulait. La scène paraissait très amusante pour celui ou celle qui avait eut œil de le suivre et de le remarquer depuis sa sortie d'immeuble. Mais tout le monde était bien trop occupé, ou pressé pour dépenser la moindre seconde à s'occuper du monde extérieur. Eh oui, c'est comme ça dans les grandes villes, tu n'es personne. Remonté, il devait se poser à quelque part pour réfléchir à la situation et comment rattraper le coup. A moins de 5 mètres un banc au trois quart vide retenu son attention. Son urgente préoccupation ne lui permit pas de faire attention à ce qui l'entourait et précisément à la jeune femme assise sur le banc. Une fois assis, il passa nerveusement ses mains dans sa chevelure puis les referma sur son visage de façon à ne laisser entrevoir uniquement ses yeux et son nez. Mais un nouvel élément perturba sa le déroulement de ses pensées. Le petit garçon bousculé précédemment chez qui Drake avait malencontreusement piétiné sa barbe à papa l'avait suivi pour qu'il puisse réparer son erreur. Sauf que Drake n'est un modèle exemplaire de bonne conduite, et davantage dans une situation telle que celle-ci. Seul ses yeux, plongés dans une intense méditation firent le déplacement en coin de l'œil vers le bambin, le reste de sa barbe à papa en main. Drake le regarda de haut en bas, avec presque autant de détachement que d'indifférence. Mais cela ne suffit pas à faire décamper gamin, et d'après l'émotion que dégageait ses petits yeux, il ne s'en irait pas tant qu'il n'aura pas eu ce qu'il voulait. Drake finit par lever les yeux au ciel en poussant un juron qui choqua automatiquement le gosse. Il fouilla rapidement dans ses poches et déposa quelques centimes dans la main tendue du petit, vraisemblablement déçu s'attendant à une plus grosse somme. « Allez c'est bon tire-toi, va t'acheter deux malabars ou pique dans le porte monnaie de ta mère » Celui-ci se mit à pleurer. Il poussa un profond soupire et piqua un morceau de barbe à papa sur celui de la personne qui se tenait sur le même banc que lui et l'enfourcha maladroitement et violemment sur un crayon qu'il avait dans la poche. Celui-ci éclata cette fois-ci en sanglot et couru dans les bras de sa mère qui avait assisté à la scène depuis le début, les bras croisés l'air menaçant et le regard dévisageant spécifiquement Drake, qui renvoya un sourire forcé du style, j'en ai rien à foutre.

Heureusement pour lui, et pour une curieuse raison qu'il ignorait la jeune femme assise à ses côtés ne semblait pas avoir remarqué ce qui s'était passé, du moins réagit. Comme ci elle semblait perdue dans un autre univers. Il se permit même de dire à voix haute, précisément de façon à ce qu'elle entende «  Ces gosses de nos jours, vraiment mal élevés ». Mais toujours rien, pas de réaction. Drake était même venu à se demander si la personne était bien vivante, ou si elle n'était pas confrontée à un quelconque problème, ouai des gens peuvent faire des attaques en se paralysant complètement. Il remua sa main devant son visage en posant, «  Tout va bien? Allo la terre, vous êtes bien parmi nous? »
avatar
Admin
Admin

Messages : 314
Date d'inscription : 04/07/2009

http://rayon-de-soleil.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum